Kaolack: 135 grossesses précoces enregistrées en 2020

 

Pour faire face aux cas de grossesses précoces en milieu scolaire et autres violences basées sur le genre, un atelier d’information et de sensibilisation a été organisé ce lundi par le Groupe de travail pour l’éducation à la santé des adolescents et des jeunes (GTESAJ) en collaboration avec les acteurs de la protection de l’enfance, les parents d’élèves et les acteurs du système éducatif.
« Nous sommes dans un contexte de violences que subissent aujourd’hui les jeunes : violences physiques, morales et psyschologiques mais surtout des violences basées sur le genre. Les filles sont plus impactées, À un moment donné, les organisations de la société civiles, les partenaires techniques et financiers et des communautés devront s’interroger sur les moyens de led stopper. C’est pourquoi, nous avons, dans un premier temps, tenté avec les ministères de l’Éducation nationale, Santé et de la Jeunesse pour voir comment faire un plaidoyer sur l’ensemble du territoire pour qu’on puisse, dans un premier temps, introduire l’éducation à la santé des adolescents dans le curriculum de l’éducation, dans les communautés et autour de la jeunesse », a indiqué Mademba Ndoye, coordonnateur national des clubs EVF du Groupe pour l’étude et l’enseignement pour la population (GEEP).
Pour l’école, dit-il, il s’agira de demander au ministère de l’Éducation nationale d’introduire les modules de santé de la reproduction dans les curricula de formation des enseignants et dans les programmes scolaires pour que les élèves puissent être formés et sensibilisés face à toutes ces violences sexuelles, psychologiques dont ils sont victimes ; faire en sorte que le ministère de la Jeunesse, à travers les Bajenu Gox et la communauté, fasse des activités pour que les jeunes qui ne sont pas à l’école puissent être formés et sensibilisés. À ses yeux, le ministère de la Santé doit également prendre en charge toutes les victimes de violences basées sur le genre.
« A l’issue de cet atelier nous comptons avoir l’engagement de la communauté pour accompagner ce groupe de travail pour qu’on puisse atteindre nos objectifs. Le résultat des enquêtes du GEEP montre que les chiffres font froid dans le dos sur les grossesses précoces en milieu scolaires. En 2020, il y en a eu 1315 au niveau du pays, sur 872 établissements. Pour la région de Kaolack, on a eu 10%, ce qui fait au total 135 grossesses précoces enregistrées entre 12 et 17 ans. Les raisons, c’est que Kaolack est une ville carrefour, pratiquement beaucoup de camionneurs passent par là mais également la floraison des Jakartamen, a conclu Mademba Ndoye.

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